• La précocité intellectuelle de l'enfance à l'âge adultel'émission du jeudi 31 octobre 2013

    La précocité intellectuelle

    de l'enfance à l'âge adulte

     

     

     

    "On les nomme familièrement « surdoués », « précoces », « génies », autant d’appellations incomplètes voire erronées pour ces personnes qui, au-delà de la richesse intellectuelle qui les caractérise, souffrent d’une différence qui bien souvent les exclue. Si les enfants, adolescents surdoués suscitent un intérêt grandissant depuis quelques années par les praticiens et les chercheurs, les adultes, eux, sont encore trop souvent laissés pour compte. Les psychologues Jeanne Siaud-Facchin, et François Bak se sont tous les deux intéressés au devenir des enfants précoces à l’âge adulte : Que deviennent ces enfants atypiques ? Un adulte peut-il se découvrir surdoué ? Quelles sont les difficultés à vivre avec sa douance – dans le travail, le couple, la sexualité, les relations amicales ? Comment vit-on adulte avec une douance ? Que peut-on faire de cette intelligence ? Peut-on ou non être adulte surdoué heureux ?"

     

    http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-la-precocite-intellectuelle-de-lenfance-a-lage-adulte

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  • Mon enfant est moins rapideMon petit zèbre est lent ...

    Pour manger, pour s'habiller, pour écrire ses leçons, faire ses devoirs,                                                                                    monter un escalier ...

    C'est pourquoi je partage aujourd'hui cet article de l'Afep                                                                                                              qui m'a vraiment interpellé. Faut-il les pousser à accelerer où changer notre                                                                              façon d'aborder cette problematique ?                                                                                                                 

     


    Pourquoi certains enfants sont-ils plus lents que d’autres ?


    Nous vivons dans un monde de rapidité, nos rythmes de vie
    sont souvent intenses et nous sommes pressés. Certains
    enfants apparaissent alors en décalage, lents, traînards, ce
    qui n’est pas très valorisé. En fait nous allons rencontrer
    différents types d’enfants lents. Tout d’abord, il faut bien
    préciser que ce que nous évoquons aujourd’hui n’est pas le
    retard de développement.

    Il ne s’agit pas d’enfants qui présentent un retard dans
    leurs acquisitions et réalisations, en comparaison aux
    autres enfants de leur âge.
    Il s’agit d’enfants aux bons potentiels et capacités qui
    traînent. Ces comportements peuvent être liés à des
    facteurs différents.


    Comment comprendre pourquoi il est lent ?


    Il y a différentes façons d’être lent. En l’observant, on peut
    s’apercevoir qu’il est lent parce qu’il fait autre chose :
    l’enfant qui, pendant qu’il s’habille, se met à jouer avec ses
    boutons par exemple, ou se regarde dans la glace.
    Il est sans doute alors plus intéressé par son imaginaire que
    par la tâche à réaliser ou il a repéré un détail qui détourne
    son attention. A l’école cela peut se traduire par une
    concentration irrégulière.
    Pour un autre, il s’agira d’une difficulté à s’organiser ou de
    maladresses. Il n’automatise pas l’enchaînement des gestes
    à effectuer, se crispe, se perd dans les détails, ne sait où il
    en est et comment faire. C’est souvent le cas pour ceux qui
    sont trop méticuleux.
    Parmi ceux-là, on rencontre fréquemment des décalages
    dans les fonctions psychomotrices, soit des troubles du
    rythme à proprement parler avec une défaillance dans la
    capacité à se synchroniser à un rythme extérieur, soit des
    difficultés à se repérer dans l’espace ou un déséquilibre de
    la dominance latérale.
    On rencontrera aussi des enfants qui vont donner
    l’impression de le faire exprès. Etre lent est alors une façon
    de s’opposer ce qui traduit souvent un malaise qu’il tente
    ainsi d’exprimer. L’enfant utilise alors son comportement
    comme mode d’expression.
    Comment les aider à accélérer ? Faut-il les pousser ?
    Il s’agit de l’aider à faire autrement, à changer sa manière
    de réagir et cela ne peut se réaliser que progressivement et
    en douceur. Lui dire d’accélérer ne sert souvent pas à grand
    chose et ne fait qu’ajouter de l’énervement.
    Si l’enfant ne s’organise pas de lui-même, on pourra
    l’accompagner, lui montrer et lui expliquer à nouveau, en
    gardant à l’esprit qu’il est sans doute nécessaire de répéter
    plusieurs fois avant que les gestes soient automatiques.
    Si malgré cet accompagnement, les apprentissages
    quotidiens restent difficiles, on envisagera un bilan
    psychomoteur pour étudier plus finement son organisation
    face à son environnement.
    Notre vie quotidienne est souvent rapide, on demande
    alors à l’enfant de s’adapter à un rythme qui n’est pas le
    sien. Commencer par s’interroger sur sa propre
    précipitation est un bon point de départ. Peut-être est-il
    lent parce qu’on lui en demande trop, il peut alors freiner
    pour se protéger d’un stress.
    Le temps de l’enfance est aussi celui du jeu, de la créativité
    et de l’imagination, pas uniquement de l’apprentissage.
    Respectons cela en leurs proposant des moments libres,
    des temps de soupape pour souffler et "ne rien faire", en
    rythmant et organisant les activités de façon souple, en se
    méfiant de ne pas trop en faire.

    Extrait de la lettre de l'Afep N°60

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  • ACCEPTER L'AUTORITÉ : QUELS RENONCEMENTS, QUELLES DECOUVERTES ?Pour l'enfant précoce, accepter l'autorité


    C'est renoncer à la toute-puissance :


    * cognitive: mon intelligence me suffit, en plus je passe
    mon temps à me mettre au défi seul, je n'ai pas besoin des
    autres,


    * affective: si c'est moi qui décide, je ne dépends pas des
    fluctuations et incohérences des autres qui bien souvent ne
    comprennent rien à mon monde.


    C'est accepter :


    Que d'autres interviennent dans mon monde intérieur,
    viennent le perturber, l'insécuriser, le désorganiser. Et
    comme pour moi tout est en lien, laisser entrer l'autre c'est
    risquer le chaos....parce que l'autre n'a pas forcément
    perçu ma sensibilité, mes besoins spécifiques....alors le
    laisser avoir autorité sur moi c'est lui ouvrir un espace
    protégé, que j'avais appris à cacher et à ne pas partager.


    C'est découvrir:


    D'autres modes de pensée,
    L'échange et le respect de la différence,
    Le dépassement de soi,
    Qu'il a toute sa place dans ce monde.
    L'enfant précoce va demander une autorité bienveillante,
    une autorité qui intègre ses besoins spécifiques, tant
    cognitifs qu'affectifs, dans le but de l'aider à trouver sa
    place parmi les autres avec ce qu'il est fondamentalement.


    EN CONCLUSION


    L'autorité est nécessaire pour l'enfant précoce comme pour
    tout enfant, elle va l'aider à se construire, à grandir,
    entouré d'adultes rassurants. Mais cette autorité ne pourra
    être normalisatrice ou autoritaire, au risque, pour l'enfant,
    de se couper de lui-même.
    Elle devra être là encore, créative et attentionnée,
    validante, faite de respect et compréhension mutuelle.
    L'autorité met en jeu au moins deux personnes, et c'est cet
    enjeu du « être deux » qui me paraît essentiel pour l'enfant
    précoce.
    L'autorité tolérante autorise, dans un cadre donné, qu'il y
    ait plusieurs chemins pour atteindre l'objectif. C'est dans ce
    « plusieurs chemins» et cet espace de liberté à l'intérieur
    du cadre que l'enfant précoce pourra trouver toute sa
    place, avec sa singularité, sans conflit, ni avec lui-même, ni
    avec les autres.
    Alors qu'il avait pris l'habitude de refouler son mode de
    pensée ou ses besoins et de les garder cachés bien
    précieusement au fond de lui, cette forme d'autorité va lui
    permettre de les mettre au monde, sans risque de reproche
    ou de rejet.
    L'autorité tolérante trouve sa place aussi bien dans le
    travail cognitif (il peut y avoir plusieurs chemins pour
    arriver au même résultat) que dans le besoin de sécurités
    affectives (tu dois aller à tel endroit, qu'est-ce qui serait le
    plus confortable pour toi et on va voir si on peut).
    Que ce soit à la maison ou dans le travail scolaire, c'est
    cette autorité-là qui aidera nos enfants à se construire dans
    le respect d'eux-mêmes et des autres, dans un juste
    équilibre, dans une recherche de coexistence et de
    connaissance de soi et des autres, et non plus d'opposition.
    C'est une forme d'autorité beaucoup plus vivante et
    intéressante que les autres, beaucoup plus créative aussi,
    qui permet, à l'intérieur du cadre et de la contrainte, de
    découvrir un espace de liberté et de créativité existentiel.
    Je ne doute pas que vous-même allez explorer cet espace
    dans votre vie de tous les jours, et si vous faites découvrir
    cet espace de liberté intérieure à votre enfant, il n'aura pas
    besoin que les autres changent, lui, gèrera la contrainte
    totalement différemment et ne se sentira plus remis en
    cause par les injonctions des autres, qu'il respectera tout en
    respectant ses besoins profonds.

     

    Extrait de la lettre AFEP n°61

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  • Zèbre et insolence"Une insolence toute relative !"

     

    L'enfant précoce est souvent vu et décrit comme insolent.


    Certains parents me disent « a 5 ans, il me reprend si je
    n'utilise pas le bon mot, ce n’est quand même pas lui qui va
    faire la loi ».

     

    La plupart des réactions des enfants doués ne sont pas
    perçues sur un plan strictement cognitif mais partent très
    vite sur un plan affectif et moral. Exemple : une maman dit
    à sa fille de 6 ans « ferme la porte, s’il te plait » et la fille
    répond « ce n’est pas une porte, c'est une porte fenêtre ».
    Sur un plan purement cognitif, cet enfant rectifie une
    donnée qui était imprécise, et le fait à haute voix.
    Sur un plan affectif, la maman se sent reprise par sa fille et
    estime qu'à 6 ans on ne reprend pas un adulte.
    Si on demande à l'enfant précoce, il vous répondra, que lui,
    se situait purement sur un plan cognitif : je rectifie pour
    que ce soit juste et ne pouvait même pas imaginer que
    l'autre en soit blessé car qu'est-ce qui peut être blessant
    dans le fait de donner une information juste à l'autre ?
    On voit tous les malentendus qui peuvent, extrêmement
    tôt, se mettre en place et comment la sanction morale
    permanente (insolence, indiscipline, refus des règles...)
    peut venir bloquer les besoins cognitifs de base de l'enfant
    précoce.
    Vous allez me dire, - oui mais il va bien falloir apprendre à
    ne pas reprendre les gens -, oui mais sans opposer ses
    besoins aux règles de la vie en société/
    Tu as besoin de rectifier, je le respecte
    Un adulte n'aime pas être repris, tu le respectes

    Tu peux rectifier dans ta tête.
    Principe de coexistence : l'enfant respecte la contrainte
    sociale tout en ne bridant pas ses besoins profonds mais en
    les validant intérieurement.
    Au lieu d'enfermer l'enfant dans une sanction morale par
    rapport à ses besoins cognitifs fondamentaux, accueillons
    ses besoins cognitifs comme tels sans y mettre toujours de
    l'affect et donnons-lui les repères sociaux pour qu'il ne se
    retrouve pas en difficulté.
    Un enfant qui est respecté dans ses besoins
    fondamentaux respectera les besoins des autres. Et cela
    ne marche pas dans l'autre sens!

     

    Extrait de la lettre de l'Afep n°61

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  • LE RÔLE DU CADRE

    Le Cadre

     

    Le fonctionnement précoce implique un conflit interne très
    fort par rapport au cadre, cadre qui protège mais cadre qui
    enferme....
    Quelle représentation auriez-vous du cadre si vous deviez le
    définir en un mot ?
    Le cadre c'est ce qui borne, limite l'action de quelqu'un,
    circonscrit un sujet.
    Mais pour beaucoup de précoces le cadre est vécu comme
    « ce qui empêche ».

     

    Ceci va s'inscrire très tôt pour ces enfants dont la pensée
    puissante et sans fin va vite se heurter à la réalité qui, elle,
    est « finie » et incarnée. Pour l'enfant précoce, la
    frustration face à cette réalité qui ne veut pas coller à
    l'imaginaire va être un conflit très fort qui durera.

     

    L'école va malheureusement souvent venir imposer un
    cadre qui ne prendra pas en compte le fonctionnement de                                                                                                                                                l'enfant précoce et ses besoins et va très vite lui imposer un
    cadre inadapté de manière absolue. Dans ce cas l'enfant
    n'aura plus que le choix de se soumettre ou de déranger, la
    notion de coexistence entre ses besoins et le cadre n'étant
    pas possible.
    Très souvent, le premier cadre extérieur et socialisant
    qu'est l'école, ne va avoir, comme soucis, que de faire
    entrer l'enfant dans « le moule », à structurer ou
    réorganiser son mode de pensée en fonction uniquement
    des objectifs et critères scolaires, sans se soucier de son
    mode de pensée.
    Quel parent n'a pas entendu « qu'il fasse d'abord ce qu'on
    lui demande et ensuite on verra ce qu'on peut faire! » ?
    Le recours à l'autorité, lorsqu'elle touche à la conformation
    de la pensée, peut être alors très nocif jusqu'à la dépression
    pour certains ou les troubles de comportement pour
    d'autres.
    L'enfant qui dérange à l'école est un enfant qui n'est pas
    reconnu dans ses besoins fondamentaux, à qui on impose
    le choix impossible pour lui de se soumettre en se reniant
    fondamentalement ou d'être exclu du groupe, rejeté du
    cadre qu'on lui avait présenté comme bon pour lui, donc ce
    serait lui qui ne serait pas « bon » pour le groupe.
    Certains diront, donc il ne faut pas mettre nos enfants à
    l'école.....
    Ce n'est pas si simple car l'enfant précoce a lui aussi besoin
    de certaines méthodes de travail que l'école demande et
    propose, parce que vivre en société c'est accepter de
    partager des codes communs que l'école donne.
    Encore une fois, le problème ne se situe pas au niveau des
    principes « il doit ou non aller à l'école » mais du
    COMMENT.
    Si l'école accepte de voir la complémentarité qu'il peut y
    avoir entre l'intelligence précoce et l'intelligence scolaire, si
    les deux modes de pensées peuvent être vus comme non
    opposés, si les méthodes proposées à l'école peuvent être
    vues comme des compléments et non des substituts à leur
    propre méthode et leur mode de pensée personnelle,
    alors, elles ouvrent l'enfant précoce à d'autres modes de
    pensée que le sien, elles l'enrichissent, au lieu de s'opposer
    et être destructrices.
    Mais pour mettre en place cette démarche de COEXISTENCE,
    il faut que nous aussi parents, puissions être
    intimement persuadés qu'elle est la solution....car bien
    souvent
    - soit notre vécu traumatique de l'école nous ferait vite
    reculer et rejeter le système scolaire,
    - soit, à l'inverse, un vécu sur-adapté au système scolaire
    avec réussite à la clef, nous fera nier les besoins de l'enfant
    en lui disant qu'il peut très bien s'adapter. Là encore, le
    juste milieu n'est pas simple à trouver, et les oscillations
    peuvent être fréquentes….
    Réconciliation avec le système scolaire après une réunion
    où nous nous sommes sentis compris.....
    Envie de sortir notre enfant de ce système après une
    discussion avec l'enseignant qui décidément n'a rien
    compris....
    L'enfant précoce trouvera sa place dans le système scolaire
    si celui-ci accepte de ne pas venir d'emblée s'opposer à son
    fonctionnement interne. Cela me paraît être l'enjeu pour
    que le cadre scolaire ne soit pas vécu comme répressif mais
    lieu de rencontre. Pour que l'autorité ne soit pas que
    sanction mais aussi espace de construction de soi.
    Et nous, en tant que parents, allons avoir la lourde tâche de
    mettre des mots sur ces besoins, de favoriser la rencontre,
    de dépasser nos propres griefs vis-à-vis d'un système qui a
    pu nous faire souffrir nous-mêmes. Ça ce sera notre gros
    travail!
    Que ce soit à l'école ou à la maison, une autorité rigide et
    qui n'intègrerait pas les spécificités de l'enfant précoce ne
    peut être que néfaste et destructrice. Elle coupera l'enfant
    de ses ressources propres.

     

    Extrait de la lettre de l'Afep n°61

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