• Mon enfant est moins rapide

    Mon enfant est moins rapideMon petit zèbre est lent ...

    Pour manger, pour s'habiller, pour écrire ses leçons, faire ses devoirs,                                                                                    monter un escalier ...

    C'est pourquoi je partage aujourd'hui cet article de l'Afep                                                                                                              qui m'a vraiment interpellé. Faut-il les pousser à accelerer où changer notre                                                                              façon d'aborder cette problematique ?                                                                                                                 

     


    Pourquoi certains enfants sont-ils plus lents que d’autres ?


    Nous vivons dans un monde de rapidité, nos rythmes de vie
    sont souvent intenses et nous sommes pressés. Certains
    enfants apparaissent alors en décalage, lents, traînards, ce
    qui n’est pas très valorisé. En fait nous allons rencontrer
    différents types d’enfants lents. Tout d’abord, il faut bien
    préciser que ce que nous évoquons aujourd’hui n’est pas le
    retard de développement.

    Il ne s’agit pas d’enfants qui présentent un retard dans
    leurs acquisitions et réalisations, en comparaison aux
    autres enfants de leur âge.
    Il s’agit d’enfants aux bons potentiels et capacités qui
    traînent. Ces comportements peuvent être liés à des
    facteurs différents.


    Comment comprendre pourquoi il est lent ?


    Il y a différentes façons d’être lent. En l’observant, on peut
    s’apercevoir qu’il est lent parce qu’il fait autre chose :
    l’enfant qui, pendant qu’il s’habille, se met à jouer avec ses
    boutons par exemple, ou se regarde dans la glace.
    Il est sans doute alors plus intéressé par son imaginaire que
    par la tâche à réaliser ou il a repéré un détail qui détourne
    son attention. A l’école cela peut se traduire par une
    concentration irrégulière.
    Pour un autre, il s’agira d’une difficulté à s’organiser ou de
    maladresses. Il n’automatise pas l’enchaînement des gestes
    à effectuer, se crispe, se perd dans les détails, ne sait où il
    en est et comment faire. C’est souvent le cas pour ceux qui
    sont trop méticuleux.
    Parmi ceux-là, on rencontre fréquemment des décalages
    dans les fonctions psychomotrices, soit des troubles du
    rythme à proprement parler avec une défaillance dans la
    capacité à se synchroniser à un rythme extérieur, soit des
    difficultés à se repérer dans l’espace ou un déséquilibre de
    la dominance latérale.
    On rencontrera aussi des enfants qui vont donner
    l’impression de le faire exprès. Etre lent est alors une façon
    de s’opposer ce qui traduit souvent un malaise qu’il tente
    ainsi d’exprimer. L’enfant utilise alors son comportement
    comme mode d’expression.
    Comment les aider à accélérer ? Faut-il les pousser ?
    Il s’agit de l’aider à faire autrement, à changer sa manière
    de réagir et cela ne peut se réaliser que progressivement et
    en douceur. Lui dire d’accélérer ne sert souvent pas à grand
    chose et ne fait qu’ajouter de l’énervement.
    Si l’enfant ne s’organise pas de lui-même, on pourra
    l’accompagner, lui montrer et lui expliquer à nouveau, en
    gardant à l’esprit qu’il est sans doute nécessaire de répéter
    plusieurs fois avant que les gestes soient automatiques.
    Si malgré cet accompagnement, les apprentissages
    quotidiens restent difficiles, on envisagera un bilan
    psychomoteur pour étudier plus finement son organisation
    face à son environnement.
    Notre vie quotidienne est souvent rapide, on demande
    alors à l’enfant de s’adapter à un rythme qui n’est pas le
    sien. Commencer par s’interroger sur sa propre
    précipitation est un bon point de départ. Peut-être est-il
    lent parce qu’on lui en demande trop, il peut alors freiner
    pour se protéger d’un stress.
    Le temps de l’enfance est aussi celui du jeu, de la créativité
    et de l’imagination, pas uniquement de l’apprentissage.
    Respectons cela en leurs proposant des moments libres,
    des temps de soupape pour souffler et "ne rien faire", en
    rythmant et organisant les activités de façon souple, en se
    méfiant de ne pas trop en faire.

    Extrait de la lettre de l'Afep N°60

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  • Commentaires

    1
    Fridou
    Mercredi 2 Octobre 2013 à 22:38
    Fridou

    Je retrouve tout-à-fait mon fils dans le premier cas (il est lent parce qu'il fait autre chose ou qu'un détail détourne son attention). Ce midi, je l'écoutais faire ses soustractions (devoirs) : "ah ah, tu es un coquin toi, tu veux me poser un piège, 2-6 ce n'est pas possible, alors on va te rajouter une petite dizaine", et blablabla... Il parle à ses chiffres, et trouve "trop rigolo" quand il a des suites de nombres (432 ou 246 par exemple) dans ses opérations, donc effectivement, ça lui prend beaucoup de temps de les faire. Comme il vient de sauter un classe, a maîtresse se plaint de sa lenteur (pourtant il est capable d'écrire vite quand je lui fais sa dictée de mots !). Avez-vous une solution pour ce type d'enfants ?

    2
    Jeudi 3 Octobre 2013 à 11:23

    Ma zèbrette a eu des problèmes de "lenteur" dès la grande section. Et cela à chaque début d'année mais à la fin de chaque année, elle a réussi a rattraper le groupe. Et chaque année, j'ai eu droit à : "elle n'est pas mature", "n'a pas la même motricité que les autres" (car plus jeune ...). Mais lorsqu'elle le veut, elle est capable de finir en même temps que tout le monde.
    Il y a plusieurs problèmes qui rentrent en compte :
    - pour certains enfants précoces, le cerveau va plus vite que la main et cela peut les pénaliser en graphisme et donc être plus lent au niveau de l'écriture.
    - pour d'autres, ils ne trouvent pas d'intérêt dans ce qu'ils font, comme recopier les devoirs sur un cahier de textes, cela n'a rien de passionnant donc comme ça les ennuies, ils ne font pas d'effort et font traîner les choses.
    - et d'autres encore ont l'imaginaire qui prend le dessus. Ils sont en train de faire de la copie, ce qui ne les transcende pas donc ils s'évadent à la moindre occasion. C'est le cas ma zébrette par exemple ! Elle écrit une phrase et trouve que son A ressemble à une POMME, et elle va se mettre à penser à autre chose ... En grande section, elle regardait se que faisait les autre, au lieu de faire son travail et après elle se dépêchait de finir et le résultat n'était forcément pas très propre !

    Aujourd'hui, en CM1 cela va beaucoup mieux ! Ce qu'elle fait l'intéresse et elle a trouvé son rythme.

    Nous sommes passés par plusieurs phases :

    - le Chrono, qui a très bien fonctionné, car elle a le goût du challenge ! On la chronométrait pour faire des exercices où pour copier ses leçons.

    La clé, je pense est la MOTIVATION, il faut qu'il trouve une motivation pour réussir, qu'il comprenne à quoi cela sert et pourquoi on doit le faire, et pourquoi VITE.

    - La bulle, la remettre dans sa "bulle" de travail. Il faut qu'il comprenne qu'il ne doit pas "sortir de son cahier", et que plus vite, il a fini plus vite, il pourra faire autre chose. Mais même si c'est difficile, il ne faut rien  lâcher, il faut beaucoup de patience. Nous avons mis beaucoup de temps avant d'avoir des résultats, mais aujourd'hui ça paie.

    La psychologue scolaire nous avait conseillé d'insister, de ne pas lâcher, de la motiver. Elle a également demandé à la maitresse de l'aider et de ne pas lâcher. Si le problème devient vraiment important, les écoles sont dans l'obligation de mettre en place un PPRE (programme personnalisé de réussite éducative), pour les enfants précoces, afin de les aider au mieux à réussir. SI vous avez besoin d'info ou de conseil sur ce point n'hésitez pas à revenir vers moi.

    Voici le lien du ministère sur le sujet : http://www.education.gouv.fr/cid28645/la-scolarisation-des-eleves-intellectuellement-precoces.html

    Là, on parle de l'école, mais pour nous, c'était pour tout, pour manger, s'habiller, se laver les dents ... Elle avait toujours pensé à autre chose et on la retrouvait souvent entrain de faire autre chose que ce qu'elle était partie faire.

    Je vais partager également un document de l'académie de Marseille qui peut vous intéresser sur le blog :
    L'enfant intellectuellement précoce à l'école

     

    3
    Jeudi 3 Octobre 2013 à 14:31

    Un autre article peut rejoindre le sujet !

    Ne plus faire rimer devoirs avec cauchemar: nos 10 commandements

    http://lespetitszebres.eklablog.com/ne-plus-faire-rimer-devoirs-avec-cauchemar-nos-10-commandements-a100458389

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